Voir les articles de 2007, 2006, 2005
* Gestion de l'aéroport: un candidat à la reprise attaque en justice
* Les membres de l'ADERA piquent une grosse colère (Oise-Hebdo, février 08)
* L'appel d'offres à 200.000 € à la poubelle ?
* La gestion de l'aéroport épinglée (Le Courrier Picard, février 08)
* Bousculade à l'embarquement (Le Courrier Picard, janvier 08)
* L'Adera en appelle au président de la République (L'Observateur de Beauvais, janvier 08)
* L'Adera fait chuter l'arrêté préfectoral (Le Courrier Picard, janvier 08)
Polémique
Les membres de l'ADERA piquent une grosse colère
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La campagne pour les municipales et les cantonales bat son plein et les membres de l'ADERA n'ont pas l'intention de laisser les candidats dire et faire n'importe quoi. Aussi Jean-Baptiste Cervera, président de l'association, est-il venu se rappeler au bon souvenir de Caroline Cayeux lors de la réunion de campagne de cette dernière à Notre-Dame-du-Thil, mardi 5 février. L'intéressé a en effet tenté de lui glisser sous le nez une pétition réunissant plus de 100 signatures contre les travaux d'aménagement mené actuellement autour de l'aéroport et surtout sur l'amputation de huit hectares du bois du tilleul à Plouy-Saint-Lucien: «La mairie a dit qu'elle n'était pas d'accord sur la manière dont la DGAC a mené le dossier en mettant le propriétaire du bois devant le fait accompli», indique Jean-Baptiste Cervera en exhibant un document obtenu à l'Hôtel de Ville. «C'est pourtant elle qui a signé, le 10 janvier dernier, le document autorisant la coupe rase des arbres. La municipalité se moque vraiment du monde!» Si l'ADERA se montre si offensive, c'est qu'elle souhaite profiter des élections pour se faire entendre, alors qu'elle s'indigne de ne pas avoir bénéficié d'une oreille attentive au cours des sept dernières années : «On n'arrête pas de nous mener en bateau. Il y en a marre de ce double discours pour nous faire avaler des couleuvres énormes. Sur cette question du bois de Plouy-Saint-Lucien cela se vérifie aisément, puisqu'en façade la Ville semble s'opposer à la coupe, alors que derrière elle fait tout le contraire. Nous n'allons plus laisser passer ces comportements» |
L'ADERA a déjà commencé les représailles en allant coller des petites affichettes portant la mention «Beauvais succursale de Roissy» sur les affiches de campagne de Caroline Cayeux et Claire Beuil, afin de dénoncer «une trahison des promesses de 2001. Au rythme où vont les choses, dans quelques années nous n'aurons plus qu'à murer nos maisons et partir. Je crains de grosses désillusions pour nous car les négociations se font avec les Domaines, or il est de notoriété publique qu'ils proposent généralement un prix cinq fois inférieur au prix du marché pour racheter une maison. Ce que fait la Ville en soutenant cet aéroport est donc criminel pour les riverains. on nous étouffe à petits feux. Si elle continue, Caroline Cayeux aura des drames sur la conscience.» S'il doit tomber, Jean-Baptiste Cervera entend cependant le faire les armes à la main. Il compile les documents, les photocopies, les pétitions, les promesses de campagne des candidats (de 2001 et de 2008) afin de pouvoir les sortir le moment venu. Principale cible de ses attaques, le maire sortant de la ville préfecture ne devrait pas être épargné, chacune de ses réunions publiques devenant le prétexte d'une nouvelle intervention de l'ADERA. |
Le Courrier Picard, 28 février 2008
PICARDIE
La gestion de l'aéroport épinglée
Beauvais. Le salaire du directeur de la CCIO s'est littéralement envolé, tandis que les règles de la concurrence entre les avionneurs et même sur terre n'étaient pas respectées, estime la chambre régionale des comptes qui a enquêté.
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La chambre régionale des compte avait relevé de nombreux défauts dans la gestion de l'aéroport de Tillé. En haut, Marc Amoudry. En bas, Jacky Lebrun. |
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Le commandant de bord joue avec les manettes! La chambre de commerce et d'industrie de l'Oise (CClO) traîne en tout cas dans son sillage un rapport de la chambre régionale des comptes qui fait d'elle un pilote réprimandable dans sa conduite de l'aéroport de Beauvais- Tillé. Les magistrats d'Amiens ont épluché tout le fonctionnement de 2001 à 2005. S'il est indéniable que l'aéroport a connu une croissance exceptionnelle, la CCIO en prend pour son grade. Son directeur, Marc Amoudry, en a un peu trop profité, de l'avis des magistrats. Pendant plus d'un an, Marc Amoudry a bénéficié d'un salaire complémentaire de 5000 euros par mois pour diriger la société de cars TPB, filiale de la CClO, qui achemine les voyageurs entre la porte Maillot et Tillé. En toute illégalité, puisqu'il n'avait pas le droit de cumuler son emploi de directeur de la CCIO avec celui de directeur d'une société commerciale privée. Une "gratte" de 5002 euros Les magistrats souhaitent d'ailleurs être informés "des modalités de reversement de ses rémunérations." Cela dit, Marc Amoudry n'est pas à la rue. Ayant dû renoncer à ce cumul, il a bénéficié d'une augmentation «au choix» décidée par le président de la CCIO, Jacky Lebrun. Une « gratte» de 5002 euros par mois! Marc Amoudry récupère ainsi légalement ce qu'il percevait illégalement. Plus une poussière de 2 euros de consolation. Son salaire brut annuel est passé de 170000 € en 2005 à 248000 €, observe la chambre régionale, évoquant sobrement une "compensation." En décembre 2004, le transporteur privé qui assurait la navette entre Paris et Beauvais a été placé en redressement judiciaire. Prise de court -sans navette pas de passagers dans les avions- la CCIO a créé une filiale, TPB, pour remplacer l'autocariste défaillant. L'affaire n'est pas si mauvaise. En 2005, la moitié du chiffre d'affaires de l'aéroport a en effet été généré par ce simple service de bus. Soit 13 M€ de recettes (...). Pour sa défence, la CCIO a toujours affirmé ne pas avoir trouvé de société intéressée par les activités du précédent autocariste. Mais cette absence "peut s'expliquer par l'insuffisance du prix de la prestation", remarque insidieusement la chambre régionale. Avant la création de TPB, ce prix était de 213 € pour un aller-retour Paris-Beauvais. La preuve que ce n'était pas beaucoup, la CClO, une fois sa nouvelle société créée, a décidé une augmentation de 167 € ! Selon la chambre régionale, la CCIO n'a tout simplement pas respecté la législation sur les transports intérieurs. Selon elle, les trajets ne devraient même pas être facturés. PASCAL MUREAU
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Pour attirer les compagnies, la CCIO fait preuve de beaucoup de largesses
Ce que l'on pressentait depuis l'arrivée de Ryanair en 1997 est dûment épinglé par la chambre régionale des comptes. La CCIO accorde des facilités litigieuses aux compagnies aériennes. "Les abattements sur redevances pour une compagnie peuvent être jugés illégaux s'ils ne sont pas justifiés par un intérêt général suffisant", estiment les magistrats de la chambre régionale. "Or les documents produits (N.D.L.R., par la CCIO) ne contiennent aucune justification précise." Toujours selon les magistrats - qui citent un «jugement Air France du 17 avril 2006 à Strasbourg -, la conformité de ces aides "pourrait encore poser problème par rapport à la réglementation européenne." Pour attirer les compagnies low cost qui ont fait le succès de Beauvais-Tillé - au premier rang desquelles Ryanair qui transporte 80% des passagers - la CCIO déploie les ailes de ses largesses. Tout le business tient là-dessus. La redevance passagers est abaissée à 1,22 € contre 2,13 € selon le tarif officiel. La redevance atterrissage est, elle, fixée à 114 € au lieu de 209. Elle peut être encore plus basse (jusqu'à 61 €), selon un tarif dégressif qui prend en compte le nombre de vols journaliers. Selon la chambre régionale des comptes, les remises s'élevaient ainsi en 2004 à 2,5 M€ et à 1,5 en 2005. La chambre a encore observé que l'assistance technique aéroportuaire accusait un déficit de 1,3 M€ en 2004 et 1,4 M€ en 2005. La gratuité des prestations de base accordée à Ryanair est "en grande partie" responsable de cette situation, remarquent les magistrats. À partir de 2004, une aide handling de 0,75 € par passager a encore été consentie aux compagnies. La CCIO a ainsi financé leurs campagnes de publicité. Et pourtant, relève la chambre régionale des comptes, aucun véritable contrat (autres que les conditions tarifaires) ne lie la CCIO avec les compagnies aériennes. Une absence de nature «à fragiliser l'activité aéroportuaire, notamment en cas de rupture des relations". La chambre régionale soutient cependant que «l'impact direct minimum" de Beauvais-Tillé était de 500 emplois en 2005. |
Le Courrier Picard, 17 janvier 2008
PICARDIE
Bousculade à l'embarquement
Beauvais. La reprise de la concession de l'aéroport de l'Oise suscite un grand intérêt. Quatre consortiums ont déposé une offre, dont Vinci, la Sanef et la CCIO de l'Oise, candidate à sa succession.
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Qui emportera la concession de l'aéroport de Beauvais-Tillé? La réponse sera donnée dans les prochaines semaines pour une prise d'effet en mars. L'aéroport qui a été privatisé au profit d'un syndicat mixte composé du conseil général de l'Oise, du conseil régional de Picardie et de la communauté d'agglomération de Beauvais, est actuellement géré par la chambre de commerce de Beauvais, par délégation de service public. La CCIO présidée par Jacky Lebrun s'est portée candidate à sa propre succession et a déposé un dossier en association avec le groupe Veolia et le Crédit agricole. Signe de l'intérêt suscité par le dossier, l'appel d'offres a suscité trois candidatures concurrentes. Et pas des moindres. L'une est portée par le groupe de construction Vinci associé à l'opérateur de transport Keolis. L'autre a été déposée par la Société des autoroutes du nord et de l'est de la France (Sanef). L'entreprise senlisienne récemment privatisée au profit de l'espagnol Abertis a déposé une offre en consortium avec la Caisse des dépôts et sa filiale Egis. La quatrième candidature est celle du fonds d'investissement Galaxy, basé au Luxembourg et spécialisé dans les prises de participations dans les infrastructures de transport.
Deux millions de passagers Pourquoi un tel intérêt? Il peut se résumer en deux chiffres : 65000 passagers en 1996, deux millions aujourd'hui. La proximité de cette plate-forme avec l'lIe-de-France l'a propulsé de fait au rang de troisième aéroport parisien (et les compagnies qui y ont élu domicile entretiennent souvent la confusion dans leur communication: Tillé étant le plus souvent rebaptisé Paris). Selon les dirigeants de Ryanair qui ont fait le succès de Beauvais, prendre l'autobus à Paris avant de rejoindre Beauvais, n'est pas un handicap pour les passagers. «Cela ne prend pas plus de temps que de rejoindre Roissy ou Orly», affirme Matthieu Glasson, directeur marketing de la compagnie irlandaire. De fait, l'aéroport qui a inauguré le transport low cost en province dès 1997 enregistre une croissance à deux chiffres depuis dix ans. Outre Ryanair il accueille Wizz Air, Central Wings, Blue Air; soit une vingtaine de liaisons. |
La durée de concession sera de quinze ans. Elle portera aussi sur le service de navettes reliant Tillé à Paris. L'exploitant se rémunérera au moyen des redevances liées au trafic aérien (13 000 mouvements commerciaux en 2006). Il percevra également des recettes annexes dont les péages générés par le stationnement.
Des questions d'environnement
La croissance de l'aéroport ne fait pas que des heureux; en particulier parmi les riverains. L'Association de défense de l'environnement des riverains de l'aéroport de Beauvais-Tillé (Adera) n'hésite pas à se faire entendre. Jusque dans les tribunaux. Elle vient d'obtenir du tribunal administratif d'Amiens l'annulation d'un arrêté du préfet de l'Oise créant la commission consultative de l'environnement de l'aéroport. L'aspect environnemental et en particulier la protection contre le bruit est sans doute l'un des principaux défis que devra relever le concessionnaire. Outre les investissements liés à l'exploitation (plusieurs dizaines de millions d'euros), il devra également s'engager à financer des mesures environnementales. Le cahier des charges prévoit que "l'exploitant se verra confier un certain nombre de travaux: les investissements liés à la maintenance des installations; la réalisation d'infrastructures commerciales, en particulier une deuxième aérogare permettant de différencier le trafic-arrivée et le trafic-départ; l'adaptation des infrastructures aux prescriptions de la loi sur l'eau; la mise en place d'un système ILS de catégorie 3 (ndlr: atterrissage tout temps) et les travaux d'adaptation des pistes liés à la mise en place de ce système de navigation".
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L'Observateur de Beauvais, 4 janvier 2008
Beauvais et les alentours
Bois de Plouy-Saint-Lucien
L'Adera en appelle au président de la République
Alors que huit hectares de bois sont voués à être rasés, l'association alerte le chef de l'État dans un courrier du 17 décembre.
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En ultime recours d'urgence, nous avons décidé de vous saisir directement, avant que ne soit commis l'irréparable». Alors que huit hectares du bois de Plouy-Saint-Lucien sont voués à disparaître (voir nos précédentes éditions), Jean-Baptiste Cervera en appelle, en dernier recours, au président de la République Nicolas Sarkozy, dans un courrier daté du 17 décembre dernier. «Nous comptons sur votre ultime intervention pour que ne soit pas abattu le bois de Plouy Saint-Lucien», plaide le président de l'Adera (Association de défense de l'environnement de l'aéroport de Beauvais Tillé).
Poumon vert de Beauvais L'affaire a débuté l'été dernier, lorsque le propriétaire dudit bois, Jarny Gosse, a reçu une lettre de mise en demeure adressée par la préfecture. Dans ce courrier, il est invité à se conformer à une directive de la DGAC (direction générale de l'aviation ci vile) qui stipule que, par mesure de sécurité, les arbres situés à proximité d'un aéroport ne doivent . pas dépasser vingt mètres de hauteur. Compte tenu de difficultés d'ordre technique, la décision de raser les arbres s'impose. Dans son courrier adressé au chef de l'État, Jean-Baptiste Cervera plaide pour la préservation de l'environnement, invoquant la convention de sauvegarde de l'environnement et la constitution-charte de l'environnement de 2004. Le président de l'Adera ne manque pas de rappeler également que le bois de Plouy avait «été déclaré dans le récent plan local d'urbanisme comme le poumon vert de Beauvais». Il plaide pour que soit privilégié le dialogue avec la préfecture, afin de trouver des solutions alternatives à l'abattage des arbres. |
Huit à quatre mètres au-dessus de nos habitations Plus grave: l'existence de la réglementation invoquée par la DGAC amène Jean-Baptiste Cervera à s'interroger sur la sécurité des habitants de Plouy-Saint-Lucien. «Les premières habitations, expose-t-il, sont enclavées dans son bois et d'une hauteur de faîtage de toits d'environ douze à seize mètres. Cela revient, de par les exigences de la DGAC, à reconnaître officiellement et incontestablement que les aéronefs fréquentant l'aéroport de Tillé Beauvais sont susceptibles de nous survoler de huit à quatre mètres au-dessus de nos habitations en toute légalité !». Pour l'Adera et son président, «il faut reconsidérer la problématique de cet aéroport. Soit l'aéroport de Tillé-Beauvais n'est pas à sa place par rapport aux habitants, ou soit ce sont les habitants qui n'y sont pas à leur place.» STÉPHANIE VIVIER
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Le Courrier Picard, 3 janvier 2008
BEAUVAIS
L'Adera fait chuter l'arrêté préfectoral
L'Association de défense de l'environnement des riverains de l'aéroport de Beauvais-Tillé (Adera) a obtenu l'annulation de l'arrêté créant la commission consultative de l'environnement de l'aéroport.
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Le tribunal administratif d'Amiens a annulé le 18 décembre, un arrêté du préfet de l'Oise créant la commission consultative de "environnement de l'aérodrome de Beauvais-Tillé. Le tribunal a considéré "qu'en estimant que les représentants de l'APIA (Association pour la promotion et l'intégration de l'aéroport de Beauvais-Tillé) avaient qualité à siéger à ce titre (en qualité de représentants des associations de protection de l'environnement, NDLR) au sein de la commission litigieuse, alors qu'aux termes de ses statuts. cette association a pour objet social "de promouvoir, valoriser, intégrer l'aéroport de Beauvais-Tillé dans son tissu rural, périurbain et social, entreprendre toute action de nature à atteindre ces objectifs", et n'a dès lors, pas pour vocation principale la représentation des riverains de l'aéroport ou la protection de l'environnement situé à son abord, le préfet de l'Oise a méconnu les dispositions précitées; que par suite, l'Adera est fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué".
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L'Association de défense de l'environnement des riverains de l'aéroport de Beauvais-Tillé (Adera) avait introduit son recours le 17 février dernier. "Cela a été long, mais nous avons gagné contre le préfet. et sans avocat ", a déclaré hier Jean-Baptiste Cervera, président de l'Adera. L'APIA, dont les animateurs sont proches de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Oise (CCIO) concessionnaire de l'aéroport - du député avionneur Olivier Dassault et plus généralement, des thèses en faveur du développement rapide de cette plateforme, a été créée à l'époque où les associations de riverains avaient multiplié les manifestations, notamment dans la rue, contre cet aéroport. L'Adera, qui vient de remporter une bataille, n'a pas pour autant renoncé à la guerre.
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L'association a en effet introduit un autre recours devant le tribunal administratif afin d'obtenir l'annulation du Plan d'exposition du bruit (PEB) de l'aéroport, arrêté par le préfet de l'Oise. Ce troisième PEB, après celui de 1975 révisé en 2001 a porté de 13000 à 21000 mouvements - un décollage ou un atterrissage constitue chacun un mouvement - la capacité de trafic de l'aéroport elle-même variant selon le nombre de passagers par avion des aéronefs. Aucune des communes réglementairement consultées pour avis sur ce futur PEB n'avait avalisé un nombre de mouvements aussi haut. Mais le commissaire- enquêteur avait émis un avis favorable sur ce document, comportant aussi des restrictions à la construction selon divers périmètres à proximité de l'aéroport. L'examen du dossier au tribunal administratif d'Amiens aura lieu au mois de mai, selon l'Adera. D.G. |
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L'ADERA VA DIFFUSER SON CALENDRIER |
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L'Association de défense de l'environnement des riverains de l'aéroport de Beauvais-Tillé (Adera) fait tirer à 5000 exemplaires un calendrier en couleurs qui sera diffusé prochainement dans les communes soumises au Plan d'exposition au bruit (PEB) de l'aéroport, a annoncé hier Jean-Baptiste Cervera, président de l'association. Il a également rendu public une lettre de la maire de Beauvais répondant à quelques-unes de ses observations, notamment à propos du bois des Tilleuls au Plouy-Saint-Lucien, dont une parcelle d'arbres d'une vingtaine d'hectares, parce qu'ils dépassent 20 mètres de hauteur dans un couloir aérien doivent être étêtés. L'opération d'abattage - seule solution technique viable - aura lieu au mois de janvier, a affirmé M. Cervera, lui-même habitant au Plouy-Saint-Lucien.
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